Grostenquinanciennement orthographié Gros-Tenquin (prononcé ) est une commune française située dans le département de la Moselle et le bassin de vie de la Moselle-Est, en région Grand Est.
Géographie Au croisement des routes de Sarreguemines à Château-Salins et de Sarralbe à Faulquemont ; à de la gare de Morhange ; à au sud-ouest de Forbach.
Accès
Écarts et lieux-dits Béning (ferme) Bertring Hingsange Jägerbronn (alias Fontaine de la Chasse, ferme fondée en 1818 par le comte d'Helmstadt, à l'emplacement d'une maison de garde) Linstroff Erlenhoff Tensch
Hydrographie La commune est située dans le bassin versant du Rhin au sein du bassin Rhin-Meuse. Elle est drainée par le ruisseau du Bischwald, le ruisseau la Nied de Bischwald, le ruisseau le Lenzbronn, le ruisseau Beimattgraben, le ruisseau de l'Eschweihergraben, le ruisseau de l'Étang de Sauerloch et le ruisseau Grenzgraben.
Le ruisseau du Bischwald, d'une longueur totale de , prend sa source dans la commune et se jette dans la Nied allemande à Teting-sur-Nied, après avoir traversé .
vignette|centre|redresse=1.2|alt=Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune|Réseaux hydrographique et routier de Grostenquin.
La qualité des eaux des principaux cours d’eau de la commune, notamment du ruisseau du Bischwald, peut être consultée sur un site spécial géré par les agences de l’eau et l’Agence française pour la biodiversité - Pour recentrer la carte sur les cours d'eau de la commune, entrer son nom ou son code postal dans la fenêtre "Rechercher"..
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat des marges montagnardes, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat semi-continental. et est dans la région climatique Lorraine, plateau de Langres, Morvan, caractérisée par un hiver rude (), des vents modérés et des brouillards fréquents en automne et hiver.. Elle est en outre dans la zone H1b au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Rodalbe à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... . Urbanisme Typologie Au , Grostenquin est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine et hors attraction des villes...
Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (90,2 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (90,6 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (62,1 %), prairies (28,1 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (3,7 %), zones urbanisées (2,8 %), eaux continentalesLes eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres. (2,4 %), forêts (0,9 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).
Toponymie Grostenquin : Étymologie : . Anciennes mentions : Tannæ-Villa (787), Tenkesacha (), Tanney (1121), Tanner (1137), Tannecha (1179), Tenchen (1255), Tannichen (1461), Tanchen (1469), Gros Tenchen (1573)Toponymie générale de la France Tome 2. Formations non-romanes - Page 872, Tanchen (1595), Thannigen (1645), Gros-Tennequin (1688), Grostenchen ou Grosse-Tenquen (), Tennequin-la-Grande et Tennequin-la-Grosse (1756), Tenquin-Gros (1801), Großtänchen (1871-1918). En allemand : Gross-TaenchenBouteiller - Dictionnaire topographique de l'ancien département de la Moselle, rédigé en 1868.. En francique lorrain : Grosstänsche et TenschingGeoplatt. Surnom sur les habitants : Finschterstopper (Fensterstopfer) = les bourreleurs de fenêtres. Béning : Beininger-Hoff et Benning (1682). Bertring : Berteringa et Berteringe (), Bertrenges (1472), Bertringen (1664-1665), Bertingue (1756). Hingsange : Hinquezenge (1364), Hingesengen (1376), Hungesingen (1447), Hünsingen (1547), Hinguezange et Hinquesange (1756), Hingsange (carte de l'état-major). En allemand : Hinsingen. Linstroff : Lengestroff (1472), Lenistroff (1682), Leinstroff (carte de l'état-major).
Histoire De l'Antiquité à la Révolution Les découvertes archéologiques faites à Grostenquin au cours des dernières décennies indiquent que le site était occupé dès le après Jésus-Christ par un vicus gallo-romain d’une certaine importance situé sur la voie romaine qui reliait alors Metz à Strasbourg. Grostenquin était au Moyen Âge le siège d'une mairie de la seigneurie épiscopale d'Hingsange dont dépendaient Grostenquin, Bertring, Linstroff et une partie de Bermering. Cette seigneurie relevait depuis des temps immémoriaux de la principauté épiscopale de Metz, qui était alors une principauté ecclésiastique du Saint-Empire romain germanique. La famille de Brücken possédait dès 1242 la mairie de Grostenquin (« Tännchen ») qui passa au par héritage aux Helmstatt qui la conserveront jusqu’à la Révolution française<ref>Hermann Peter BARTH : Die Herrschaft Hingsingen. Zeitschrift für die Geschichte der Saargegend. XII Saarbrücken 1962, p. 134-148</ref>. Après l’occupation par le roi de France Henri II du territoire temporel des Trois-Évêchés en 1552 et leur cession définitive par le Saint-Empire romain germanique en vertu des traités de Westphalie en 1648, Grostenquin fut annexé à la province française des Trois-Évêchés et ses habitants devinrent sujets du roi de France. Le village fut repeuplé par des Tyroliens après la guerre de Trente AnsPassé-Présent : La Moselle dévoilée N°3 (Septembre-Octobre 2011). En 1790, le Grand-gouvernement de Lorraine-et-Barrois qui était né au de la fusion des Trois-Évêchés et du duché de Lorraine annexé au royaume de France en 1766, fut divisé en départements. Grostenquin fut rattachée à la Moselle et devint le 29 vendémiaire de l’an chef-lieu de canton.
Guerre de 1870-1871 Les Français reculent vers Metz après leur défaite à Forbach.
Le , alors qu'ils parcourent les séparant Grostenquin de Lemud, a lieu un combat appelé l'affaire de Grostenquin.
À l'issue de la guerre franco-allemande de 1870, Grostenquin est annexée à l'Empire allemand en vertu du traité de Francfort. La commune prend le nom de « Grosstänchen » et est rattachée au district de Lorraine, l'un des trois districts administratifs de l'Alsace-Lorraine.
Première Guerre mondiale Après deux générations de paix et de prospérité, la germanisation des esprits est telle que les Mosellans se battent naturellement pour l'Empire allemand lorsque la guerre éclate en 1914. Beaucoup tomberont sous l’uniforme allemand, sur le Front de l'Est, mais aussi à l'Ouest, en particulier en France et dans les Flandres. Sujets loyaux de l'Empereur, les Mosellans accueillent cependant avec joie la fin des hostilités et la paix retrouvée. Conformément à l’article 27 du traité de Versailles, la commune redevient française en 1919 et est rattachée au nouveau département de la Moselle qui adopte les limites administratives du district de Lorraine.
Seconde Guerre mondiale Après un bombardement le (5 victimes, 62 maisons détruites), la commune est occupée deux jours plus tard par les troupes allemandes et annexée de facto'' au troisième Reich qui l’incorpore au Gau Westmark. La Seconde Guerre mondiale et le drame de l'Annexion marqueront longtemps les esprits. Après un intense bombardement, les Américains entrent dans la commune le . Ils font évacuer les habitants à Morhange, du au . Grostenquin devient une zone de combats avant la libération définitive.
Grostenquin sera titulaire de la Croix de guerre 1939-1945. , résistante durant la Seconde Guerre mondiale, sera aussi honorée.
Politique et administration
Population et société Démographie
Enseignement 1844 : deux écoles de 25 garçons et 30 filles. 1956 : deux écoles avec 66 élèves. 2010 : une école maternelle avec 2 classes ; une école primaire avec 3 classes.
Cultes Grostenquin est de tout temps paroisse catholique de l'archiprêtré de Morhange ; annexes : Bertring, Linstroff et jusqu'en 1804, Erstroff.
Économie L'économie de Grostenquin s'appuie essentiellement sur une economie locale et de quartier. La ville est attractive notamment par ses commerces rares et spécifiques, comme La Grange aux Herbes, qui fournit à lui seul la population de Moselle des produits naturels.
Culture locale et patrimoine Lieux et monuments Édifices civils Passage d'une voie romaine. Traces du château de Hingsange, mentionné en 1266, remanié au début du pour le rendre plus habitable démoli à la Révolution. Avec deux tours, l'une appelée tour Sainte-Barbe, abritant la chapelle castrale, l'autre la prison. À son emplacement ne subsiste plus que l'importante ferme Ancienne base aérienne de l'OTAN occupée par les Canadiens de 1952 à 1964.
Édifices religieux vignette|Chapelle Saint-blaise au Klausenberg. vignette|Chapelle Saint-Donat de Linstroff. L'église néo-gothique dédiée à saint Jean-Baptiste (), fut reconstruite en 1867. Lors de la démolition de l'ancienne église en 1863, on y a trouvé le tombeau d'un colonel suédois. Une chapelle de 1960 dédiée à saint Blaise () située à Bertring lieu-dit : Klausenberg, pèlerinage. Une chapelle dédiée à saint Donat située à Linstroff rénovée et inaugurée en . Une réplique de la grotte de Lourdes située à Bertring lieu-dit : Klausenberg. Grande fête le à l'occasion de la saint Blaise avec bénédiction des gorges et des petits pains. Personnalités liées à la commune Le joueur canadien de hockey sur glace Paul MacLean est né à la base aérienne, de même que Jean-Claude Lavigne, père de la chanteuse Avril Lavigne.
Héraldique
Pour approfondir Bibliographie
Articles connexes Liste des communes de la Moselle
Liens externes
. Site élaboré à partir des données de projections climatiques de référence DRIAS-2020. Entrer le nom de la commune pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques. Notes et références Notes et cartes Notes
Cartes
Références
Catégorie:Commune en Moselle Catégorie:Ancien chef-lieu de canton en Moselle Catégorie:Villes et villages fleuris en Moselle