thumb|L'un des symboles les plus utilisés pour le géocaching. thumb|Le contenu d'une « géocache » en Allemagne. Le géocaching (ou geocaching) est un loisir de plein air qui consiste à utiliser la technique du géopositionnement par satellite (GPS) pour rechercher ou dissimuler des « caches » ou des « géocaches », dans divers endroits à travers le monde. Une géocache typique est constituée d’un petit contenant étanche et résistant, comprenant un registre des visites et parfois un ou plusieurs « trésors », généralement des bibelots sans valeur.

En 2013, plus de deux millions de géocaches.., ont été répertoriées dans 195 pays sur les différents sites web communautaires consacrés à ce loisir.

En 2017, elles sont plus de 3 millions répertoriées sur le site Geocaching.com dans plus de 180 pays., dont une dans la Station spatiale internationale.

Historique

Le géocaching n'était pas possible techniquement avant la désactivation de la disponibilité sélective Selective Availability sur le site officiel de l'information sur les GPS aux États-Unis, GPS.gov. (selective availability) du GPS le . La première cache localisée par GPS et documentée fut placée le par Dave Ulmer, originaire de Beavercreek, dans l'Oregon. Les coordonnées furent publiées sur le groupe Usenet sci.geo.satellite-nav « GPS Stash Hunt... Stash #1 is there! » sur sci.geo.satellite-nav. Archive sur Google Groups.. Dès le , la géocache avait déjà été trouvée deux fois (et journalisée une fois par Mike Teague, originaire de Vancouver, au Canada).

Ce type de chasse au trésor était à l'origine appelé par ses premiers participants GPS stash hunt, ou gpsstashing. Après une discussion dans le groupe gpsstash du site web (devenu par la suite Yahoo! Groups), Matt Stum suggéra geocaching à la place de stash (en français « butin », ou « planque »), qui pouvait avoir des connotations négatives « The Geostash Network », sur le groupe gpsstash de Yahoo! Tech Groups (anciennement eGroups)..

En 2000, Jeremy Irish, Elias Alvord et Bryan Roth fondent à Seattle la société Groundspeak, qui gère notamment le site web Geocaching.com, listant en plus de actives à travers le monde (un autre site web de la société, Waymarking.com, répertorie les caches dites virtuelles ou caches webcams). Ce portail ainsi que d'autres sites web consacrés au géocaching dans des pays spécifiques permettent aux participants de publier leurs trouvailles, leurs caches et d'organiser des rencontres. Geocaching.com permet également de suivre le déplacement de certains objets d'une cache à une autre (les travel bugs), et publie également des caches dont les coordonnées sont uniquement visibles à ses abonnés payants (caches dites « premium »). La grande majorité des caches sont cependant accessibles à des abonnés dits « basiques » (inscription gratuite). Un abonnement, d'une trentaine d'euros par an, permet de disposer d'options facilitant le jeu (par exemple : téléchargement de grandes quantités de coordonnées de caches à injecter dans le GPS). Une critique récurrente consiste à discuter la pertinence du tarif par rapport au service fourni, puisque ce n'est pas la société Groundspeak qui met en place et maintient les caches.

La popularisation et la démocratisation des récepteurs GPS portables depuis le milieu des années 2000, désormais vendus à des prix comparables à ceux des appareils photos numériques, a été essentielle à l'essor du géocaching.

Le passe-temps est pratiqué par de nombreux jeunes (parfois encadrés par un adulte dans le cadre d'une animation socioculturelle), mais aussi par des enthousiastes de la randonnée et des amoureux de la nature.

Dans les pays francophones, les participants sont généralement appelés des « géochercheurs » (ou « géo-chercheurs »), « géocacheurs » ou « géotrouveurs ». Il y aurait environ pratiquant cette activité sur toute la planète.

Description

Les participants enregistrent leur découverte sur un registre des visites (généralement un petit carnet appelé logbook) à l'intérieur de la géocache et la partagent sur un site web communautaire consacré à ce loisir. Dans certains cas, les coordonnées à découvrir ne sont pas des caches, mais des marqueurs géographiques, comme ceux que diverses organisations gouvernementales ou scientifiques utilisent pour marquer latitudes et longitudes.

Les géochercheurs peuvent trouver différents objets dans les caches, les plus courants sont des objets d'échange ou SWAG (de l'anglais ). Les joueurs sont invités à prendre un objet de la cache à condition d'y laisser à la place un autre de valeur équivalente ou supérieure. Des petits jouets ou bibelots sans valeur constituent généralement le contenu d'une géocache typique. Certains y laissent aussi leur carte de visite, des pièces de monnaie ou billets correspondant à une faible somme et autres souvenirs. Les denrées alimentaires sont proscrites car pouvant attirer les animaux. Les objets laissés dans la cache ne doivent pas être dangereux ni illégaux (pas de munitions ou de canifs, par exemple). Une note explicative accompagne généralement la cache, décrivant le géocaching aux non-initiés et les invitant à laisser la cache en place et à participer à l'activité.

Les contenants typiques sont généralement des boîtes en plastique de type Tupperware, des boîtes à munition, ou même simplement des petites boîtes métalliques à bonbons ou des capsules de film négatif reconverties en « microcaches ». Ces dernières sont les types de caches privilégiées pour le géocaching urbain, qui nécessite un camouflage plus habile et à l'épreuve des curieux que les caches en milieu rural.

Recherche de cache

vignette|droite|redresse|alt=Géocache cylindrique vignette|droite|redresse|alt=Contenant de type "boîte à munitions" alt=|vignette|droite|redresse|Exemples de conteneurs servant de géocaches : en haut, un bocal ; plus bas, une boîte de munition reconvertie en géocache, et ci-contre, au pied de la dame de fer, la cache la plus favorisée de France: Eiffel Power (GC5552H) de Arnokovic.

Les récepteurs GPS nécessaires à la pratique de ce passe-temps sont facilement disponibles chez les distributeurs d'électronique grand public, et certains possèdent désormais des fonctionnalités destinées au géocaching. La popularisation de sites Web et logiciels d'information géographique comme Google Earth permet cependant aux participants démunis d'un récepteur GPS de localiser certaines caches en les situant au préalable sur une carte.

Plusieurs sites communautaires, généralement consacrés à un pays ou une région particuliers, permettent aux géochercheurs de localiser les caches situées autour d'une adresse physique, d'un code postal, de coordonnées géographiques ou d'une ville donnés.

Le géochercheur peut ensuite se rendre aux coordonnées publiées équipé de son récepteur GPS. Certaines caches sont accessibles en milieu urbain par n'importe quel piéton. D'autres nécessitent une randonnée., voire un peu d'escalade. Certaines nécessitent un accès par bateau ou une descente en rappel. D'autres nécessitent de résoudre une énigme afin d'obtenir les coordonnées finales de la cache. Certaines ne peuvent être trouvées que la nuit, faisant appel à des objets ou autocollants visibles à la lumière d'une torche électrique.

Une fois la cache trouvée, le géochercheur peut choisir de prendre et de laisser un objet dans le contenant. Il indique ensuite sa visite dans le registre inclus dans la cache, et replace cette dernière là où il l'a trouvée.

Avec le développement des smartphones, il est maintenant possible de connaitre l'emplacement et la description des caches n'importe où et à n'importe quel moment grâce à l'application Geocaching.

Création de cache

Le code éthique des géochercheurs interdit les caches sur des terrains dont l'accès est réglementé par les autorités (terrain militaire, proche de bâtiments de police, écoles) ou par leur propriétaire, ainsi que les caches nécessitant d'être déterrées, ou dont la présence peut être nocive à l'environnement (zone de protection nature).

Les géochercheurs ayant créé une cache sont responsables de leur entretien, et le code d'éthique exige que l'accord du propriétaire ou gestionnaire des lieux soit obtenu avant que les coordonnées de la cache ne soient rendues publiques si celle-ci est sur une propriété privée sans droit de passage public.

Il peut arriver qu'une cache soit endommagée par les intempéries ou les animaux, vandalisée, ou simplement détruite lors de travaux d'entretien ou de construction. Il est alors de la responsabilité du géoplaceur de renouveler la boite, changer le logbook ou finalement de dévalider et archiver la cache. À partir de ce moment elle ne sera plus visible dans les listes ni sur la carte de geocaching.com.

Le défi du créateur de cache consiste à trouver un endroit que d'autres géochercheurs pourront trouver, mais que le reste des visiteurs (et les vandales potentiels) ne pourront pas facilement remarquer. La cache correspond en général à un endroit choisi par son créateur pour sa valeur géographique (la promenade à effectuer pour trouver la cache ou la vue à partir de celle-ci), historique, culturelle, scientifique ou sentimentale.

Lorsqu'une cache se situe dans une cavité souterraine, naturelle (grotte, aven,..) ou artificielle (mine, souterrain,..), des géocacheurs ou géochercheurs non formés à la spéléologie peuvent alors mettre en péril l'environnement souterrain et leur propre sécurité..

Types de caches

Il existe plusieurs types de caches : Traditionnelle : les coordonnées publiées dans la description de la cache indiquent l'emplacement du « trésor ». Reste aux participants à trouver le contenant pour en signer le registre des visites. Multiple (ou « multi-cache ») : les coordonnées publiées dans la description de la cache indiquent le point de départ de la piste menant au « trésor ». La piste est composée de plusieurs points de passage qui peuvent être autant de contenants à trouver pour connaître le point suivant ou d'indices à récolter sur un lieu précis permettant le calcul de l'étape suivante. Mystère ou casse-tête : les coordonnées de la cache ne sont pas publiées mais peuvent être obtenues en résolvant une énigme (directement sur le terrain ou sur internet préalablement). Cache boîte aux lettres et boîte aux lettres hybride (Letterbox Hybrid) : forme de chasse au trésor ancêtre du géocaching, utilisant des indices au lieu de coordonnées. La boîte aux lettres hybride est une évolution de la simple boîte aux lettres, peut être trouvée grâce à ses coordonnées géographiques, et le propriétaire en a fait une boîte aux lettres et une géocache. Earthcache : endroit spécial que l’on peut visiter se rapportant à un lieu géographique ou « géo-scientifique » unique de notre planète. Ces types de caches proposent un ensemble d’informations culturelles et les détails pour trouver l'endroit (latitude et longitude). Les visiteurs peuvent voir comment la planète a été formée par des processus géologiques, comment sont contrôlées les ressources et comment les scientifiques recueillent des informations pour étudier la planète. Event ou événement : les géocacheurs se donnent une date et un lieu pour se rencontrer, discuter du géocaching et faire des caches à plusieurs. Mega event ou méga-événement : rassemblements de plus de 500 géochercheurs. Giga event ou giga-événement : rassemblements de plus de 5000 géochercheurs. CITO : signifie Cache In Trash Out, c'est un type d'event (rassemblement de géocacheurs) d'initiative environnementale dans lequel les participants se concentrent, par exemple, sur le ramassage de déchets dans un espace naturel ou la plantation d'arbres ou de végétaux.