Braine-le-Comte (en néerlandais , en wallon Brinne-e-Hinnot) est une ville francophone de Belgique située en Région wallonne dans la province du Hainaut.

Aujourd'hui, Braine-le-Comte appartient à l'arrondissement judiciaire de Mons, à l'arrondissement administratif de Soignies et au canton de justice de paix de Soignies. Au point de vue religieux catholique, sa paroisse dépend du doyenné de Soignies et du diocèse de Tournai.

Toponymie

Géographie

Situation La ville se situe sur la route (Belgique) passant par Mons jusqu'à Bruxelles, à de Mons, à de Soignies, Écaussinnes et Ronquières, à au sud-ouest de Bruxelles, Braine-le-Comte se situe dans la région du Centre, une sous région de la province de Hainaut en Wallonie.

Communes limitrophes

Sections de commune # Nom Superf.(km). Habitants(2025) Habitantspar km Code INS 1 Braine-le-Comte 40,08 17.184 429 55004A 2 Hennuyères 11,61 3.497 301 55004B 3 Ronquières 14,82 1.395 94 55004C 4 Henripont 1,25 426 341 55004D 5 Petit-Rœulx-lez-Braine 5,32 646 121 55004E 6 Steenkerque 11,78 456 39 55004F

Géographie physique La géographie physique de Braine‑le‑Comte se caractérise par l’articulation entre le plateau brabançon, les vallées de la Sennette et de la Samme, et une structure géologique héritée des orogenèses calédonienne et varisque. La commune s’inscrit à la transition entre le Massif du Brabant au nord et le Synclinorium de Namur au sud, ce qui explique la diversité des formations affleurantes. Le socle paléozoïque y apparaît sous forme de terrains cambrien, ordovicien et silurien au nord‑est, progressivement relayés vers le centre et le sud par des formations dévoniennes et carbonifères. Cette organisation résulte du positionnement de la commune sur la bordure sud de l’Anticlinal du Brabant, dont l’axe WNW‑ESE conditionne l’orientation générale des couches. Les terrains dévono‑carbonifères présentent un pendage modéré vers le sud ou le SSW, perturbé par de nombreuses failles longitudinales et transversales qui élargissent notamment la zone d’affleurement des calcaires tournaisiens et viséens, siège d’une nappe aquifère importante.

La couverture superficielle est dominée par des dépôts cénozoïques tabulaires composés d’argiles et de sables éocènes inclinés faiblement vers le NNW, auxquels s’ajoutent des lœss pléistocènes sur les plateaux et les versants, ainsi que des dépôts colluviaux et alluviaux holocènes dans les fonds de vallée. Ces formations déterminent des sols fertiles, largement exploités par l’agriculture, et influencent la morphologie douce du relief. Les vallées de la Sennette et de la Samme, bien entaillées, constituent les principaux axes hydrographiques, complétés par les infrastructures hydrauliques du canal Bruxelles‑Charleroi, particulièrement visible au niveau du plan incliné de Ronquières.

L’ensemble du territoire présente une alternance de plateaux lœssiques, de versants marqués par l’érosion, et de plaines alluviales humides. Les cartes orohydrographiques et hydrogéologiques communales confirment la présence de nappes souterraines structurées par les calcaires carbonifères et par les formations sableuses éocènes, ainsi qu’une dynamique de ruissellement influencée par les pentes douces du plateau et les vallées encaissées.

Hameaux et lieux-dits Braine-le-Comte compte plusieurs lieux-dits et hameaux sur son territoire : Champ de la Lune, Cabu, le Poseur, Rond-Point de la Bosse, Fosse Al Becq, Scaubecq, Faubourg de Mons, Coraimont, le Marouset, le Long Jour, Point-du-Jour, Haute Houssière, Barrière d'Ecaussinnes,Champ des Vaux, le Poreau, Au Pont, Favarge, la Corbetière.

Climat Le climat de la région de Braine-le-Comte est un climat tempéré océanique. comme pour l'ensemble de la partie occidentale de la Belgique et cela grâce à la proximité de l'océan Atlantique qui régule le temps grâce à l'inertie calorifique de ses eaux. Le climat peut-être influencé par des zones humides et douces en provenance de l'océan mais aussi par des zones sèches (chaudes en été et froides en hiver) en provenance de l'intérieur du continent européen. En moyenne (moyenne faite sur une période couvrant les 100 dernières années), on observe environ de pluie par an dans la région de Braine-le-Comte tout comme dans la majeure partie de la Belgique (plus dans les Ardennes et moins à la côte)..

+ 20px|alt=logo météo Climat de la région de Braine-le-Comte (Source IRM)Mois J F M A M J J A S O N D Moyenne annuelleTempératures (°C) (sous abri, moyennes) 1,8 2,7 4,8 8,0 11,7 14,9 16,5 16,3 13,9 9,7 5,4 2,4 9,0Précipitations (hauteur moyenne en mm) 58 47 50 54 66 72 78 76 70 70 66 65 772

Hydrographie L’hydrographie de Braine‑le‑Comte s’organise autour d’un réseau de cours d’eau typique du plateau hennuyer, où les vallées peu encaissées structurent un paysage de faibles ondulations. La commune est drainée principalement par des affluents du Senne, dont le Hain constitue l’élément majeur : ce cours d’eau traverse le territoire en direction du nord‑est avant de rejoindre la Senne dans le Brabant wallon. Son bassin, de taille moyenne, présente des versants doux et un lit mineur souvent étroit, conformément aux caractéristiques des cours d’eau non navigables de Wallonie. Plusieurs ruisseaux secondaires, classés en troisième catégorie selon l’Atlas numérique des cours d’eau non navigables, alimentent le Hain ; ils prennent naissance dans les zones de rupture de pente du relief local, où les écoulements deviennent visibles en surface.

Le territoire communal est également concerné par des unités hydrogéologiques décrites dans la carte Braine‑le‑Comte – Feluy, qui montrent une alternance de formations perméables et imperméables influençant l’alimentation des nappes et le régime des cours d’eau. Les vallées du Hain et de ses affluents correspondent à des zones de drainage naturel où les nappes phréatiques affleurent, tandis que les plateaux sont marqués par des écoulements plus diffus et parfois non visibles en surface. L’ensemble du réseau s’inscrit dans la trame hydrographique wallonne définie par la directive INSPIRE, qui distingue les cours d’eau naturels et artificiels et précise leur continuité linéaire à l’échelle régionale.

Évolution démographique

Démographie : avant la fusion des communes

Source : DGS recensements population.

Démographie : commune fusionnée

En tenant compte des anciennes communes entraînées dans la fusion de communes de 1977, on peut dresser l'évolution suivante :

Les chiffres des années 1831 à 1970 tiennent compte des chiffres des anciennes communes fusionnées. Source : DGS, recensements population ; à partir de 1990 = nombre d'habitants chaque https://view.officeapps.live.com/op/view.aspx?src=https%3A%2F%2Fstatbel.fgov.be%2Fsites%2Fdefault%2Ffiles%2Ffiles%2Fdocuments%2Fbevolking%2F5.1%2520Structuur%2520van%2520de%2520bevolking%2FPopulation_par_commune.xlsx&wdOrigin=BROWSELINK.

+ Évolution démographiqueAnnéePopulationÉvolution 1992=index 1001992100,01993100,81994101,51995101,61996101,91997103,01998103,91999105,12000106,52001107,92002108,62003109,92004111,32005111,72006113,32007114,62008115,42009116,62010117,42011118,72012119,02013119,52014119,12015119,72016119,62017120,22018120,82019122,22020123,12021124,42022127,02023129,12024130,82025131,72026132,6

Histoire vignette|gauche|redresse|L'église Saint-Géry.

L'origine de son nom reste obscure, il provient en partie de la Brainette, rivière prenant sa source dans le Bois de Houssière et se jetant dans la Senne à Steenkerque. Voici quelques variantes onomastiques que nous fournissent les documents : Braina, Brennacum, Brania (1060), Braine la Wihote (1070), Brania, Wilhota (1150), Brenna, Wilhotica (1150), Braine la Villote (vers 1200), Braine (1280).

Cette localité fondée par saint Géry, évêque de Cambrai (mort vers 619), était, au , un village appelé Braine-la-Villotte.

Le comte de Hainaut Baudouin IV le Bâtisseur, l'ayant acquise en 1150 du chapitre de Sainte-Waudru, à Mons, l'appela Braine-le-Comte. Pour se protéger des Brabançons, il la fortifia et fit bâtir un château fort achevé par son fils Baudouin V.

La cité fut pillée et saccagée en 1424 par les Brabançons, sous l'autorité du comte Philippe de Saint-Pol, frère du duc Jean IV de Brabant. Braine fut à nouveau prise d'assaut en l'an 1583 par les milices soulevées contre les Espagnols.

Braine-le-Comte a donné naissance à François Du Bois, dit le docteur Sylvius, (1581-1649), qui a mérité du pape Benoît XIV le titre de magni nominis theologus, théologien de grand renom, à cause de la clarté et de la solidité de son enseignement. Il a écrit un commentaire très savant de la Somme théologique de saint Thomas d'Aquin.

En 1652, le roi d'Espagne céda la ville de Braine-le-Comte à la maison d'Arenberg en échange de la terre de Zevenbergen, de sorte que le duc d'Arenberg en avait la seigneurie et la juridiction ainsi que sa châtellenie qui comprenait onze villages.

En 1677, Carlos de Gurrea, duc de Villahermosa, gouverneur général des Pays-Bas, fit sauter le château bâti par le comte de Hainaut Baudouin IV, et ses remparts, pour empêcher les Français de s'y retirer. Cette destruction des fortifications se poursuivit par la disparition en 1776 des portes de Mons et de Bruxelles protégeant l'entrée de la ville.

En 1815, le quartier général du prince d'Orange séjourna à Braine-le-Comte pendant six semaines. Il partit de cette ville pour se trouver en première ligne en face du maréchal Ney, à l'attaque de Gimioncourt, à Quatre-Bras.

Au premier , les villages d'Hennuyères, d'Henripont, de Petit-Rœulx-lez-Braine, de Ronquières et de Steenkerque fusionnèrent avec la ville de Braine-le-Comte, ce qui fit accroître la superficie de la commune de .

Développement industriel thumbnail|redresse=1.2|La gare SNCB de Braine-le-Comte. Le monde change encore et le apporte son lot de nouveautés : une chaussée toute droite, payante et carrossable en tout temps, qui, dès le début du siècle (décision en 1704) place pour longtemps la ville sur le chemin « obligé » de Mons à Bruxelles. Mais aussi une révolution dans l'architecture qui conduit à abandonner les matériaux périssables (terre crue, bois, chaume) pour leur substituer la pierre et la brique. À cet égard, les années 1760 sont véritablement les « golden sixties » du .