Fontanil-Cornillon, également appelée Le Fontanil-CornillonCette forme est notamment utilisée sur le site officiel de la commune., est une commune française située dans le département de l'Isère, en région Auvergne-Rhône-Alpes.
Située dans la partie septentrionale de l'agglomération grenobloise, dans la vallée de l'Isère et au pied du massif de la Chartreuse, la commune est adhérente à Grenoble Alpes Métropole.
Ses habitants sont dénommés les Fontanilois.
Géographie vignette|285 px|Carte de la commune de Fontanil-Cornillon et des communes limitrophes.
Localisation et description Le Fontanil-Cornillon est située dans le Sud-Est de la France, dans la partie septentrionale de l'agglomération grenobloise, à plus de trois heures et de Paris (avec un TGV Grenoble - Paris direct) et à seulement de Marseille, soit à moins de trois heures de la mer par l'autoroute (A7), ou encore, à de Nice.
Le territoire longe le massif préalpin de la Chartreuse et fait face au massif du Vercors, au-delà des berges de l'Isère et du territoire de la commune voisine de Noyarey.
Communes limitrophes Le Fontanil-Cornillon est limitrophe de la ville de Saint-Égrève, ancien chef-lieu du canton du Fontanil. Au niveau du quartier de la Croix de la Rochette, le Fontanil-Cornillon a pour voisine la ville de Voreppe qui appartient au canton de Voiron. Troisième commune juxtaposée au Fontanil-Cornillon : le Mont-Saint-Martin, petit village de montagne. De l'autre côté de l'Isère, le Fontanil-Cornillon a pour voisin le village de Noyarey et ses espaces naturels remarquables.
Géologie Le calcaire du Fontanil est un calcaire bicolore de type bioclastique. Il fut exploité dans la région dès le pour fournir les pierres de construction de Grenoble. Il se retrouve dans les falaises de la Chartreuse où on distingue encore la présence d'anciennes carrières..
Le rocher du Cornillon, particularité géologique locale, appartient à l'ensemble géologique du massif de la Chartreuse, se présentant sous la forme d'un éperon rocheux calcaire qui avance dans la plaine de l'Isère.
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat des marges montagnardes, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Cfa, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été chaud sans saison sèche.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat de montagne ou de marges de montagne. et est dans la région climatique Alpes du nord, caractérisée par une pluviométrie annuelle de à , irrégulièrement répartie en été.. Elle est en outre dans la zone H1c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Coublevie à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... . Hydrographie thumb|Carte hydrologique de la commune. L'Isère, un des plus importants affluents de la rive gauche du Rhône borde l'est du territoire communal, mais assez loin du bourg ancien, ce qui s'explique pour des raisons historiques face aux risques de crues.
Le territoire de la commune est également sillonné par d'autres cours d'eau, au débit modeste : le Rif Tronchard ; le ruisseau de Lanfrey ; ainsi que des canaux d'irrigation, longeant l'Isère : le canal de la Vence ; le canal de Mondragon ; le canal du Palluel.
Voies de communication L'autoroute A48 L’autoroute A48 est une autoroute permettant la liaison de Lyon à Grenoble. Elle est connectée avec l'A480 à Sassenage et avec l'A49 à Voreppe, au nord de Saint-Egrève. Cette autoroute est gérée par la société AREA.
La bretelle de sortie permet de rejoindre les différents quartiers de la ville à : Saint-Égrève, Fontanil-Cornillon.
La route départementale 1075 La route nationale 75 était une route nationale française reliant Bourg-en-Bresse à Sisteron. Cette route a été déclassée en route départementale 1075 (RD 1075) en 2006. Cette route relie la commune à Grenoble vers le sud et à Voiron, Bourg-en-Bresse jusqu'à Tournus par Lacrost, vers le nord. Cette voie qui suit un axe nord-ouest/sud-est est longée, au niveau de la commune, par une ligne de tramway.
Transports La ville est desservie par le réseau des Transports de l'agglomération grenobloise. Depuis le 13 juillet 2015, une ligne de tramway et six nouvelles lignes de bus TAG traversent la commune du Fontanil-Cornillon.
La gare ferroviaire la plus proche est la gare de Saint-Égrève-Saint-Robert, située à moins de trois kilomètres du centre. Cette gare est desservie par les trains .
Urbanisme Typologie Au , Fontanil-Cornillon est catégorisée ceinture urbaine, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle appartient à l'unité urbaine de GrenobleUne unité urbaine est, en France, une commune ou un ensemble de communes présentant une zone de bâti continu (pas de coupure de plus de entre deux constructions) et comptant au moins . Une commune doit avoir plus de la moitié de sa population dans cette zone bâtie., une agglomération intra-départementale regroupant , dont elle est une commune de la banlieueDans une agglomération multicommunale, une commune est dite de banlieue lorsqu'elle n'est pas ville-centre, à savoir que sa population est inférieure à 50 % de la population de l’agglomération ou de la commune la plus peuplée. Dans le cas de l'unité urbaine de Grenoble, il y a une ville-centre et ... Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Grenoble, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de ou plus (hors Paris)...
Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (46,1 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (47,7 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (45,5 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (19,5 %), zones urbanisées (17,9 %), terres arables (10,4 %), eaux continentalesLes eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres. (3,2 %), zones agricoles hétérogènes (2,9 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (0,6 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).
Morphologie urbaine
Hameau, quartiers, lieux-dits et écarts Voici, ci-dessous, la liste la plus complète possible des divers hameaux, quartiers et lieux-dits résidentiels urbains comme ruraux, ainsi que les écarts qui composent le territoire de la commune du Fontanil-Cornillon, présentés selon les références toponymiques fournies par le site géoportail de l'Institut géographique nationalSite géoportail, page des cartes IGN. la Roche la Rochette Chapelière Fetola Valetière le Mont Pertuis la Garde la Girodière les Grands Essarts Pommeyre la Tannerie Claretière Cornillon Malganjouze la Verrerie la Californie la Louisiane Rochepleine
Logement
Risques naturels et technologiques Risques sismiques
L'ensemble du territoire de Fontanil-Cornillon est situé en zone de sismicité , comme l'ensemble du territoire de l'agglomération grenobloiseSite de la préfecture de l'Isère, carte des zones de sismicité. +Terminologie des zones sismiquesArrêté du 22 octobre 2010 relatif à la classification et aux règles de construction parasismique applicables aux bâtiments de la classe dite « à risque normal » - LégifranceType de zone Niveau Définitions (bâtiment à risque normal)Zone 4Sismicité moyenne accélération =
Autres risques Fontanil-Cornillon est une des trente-sept communes du département de l'Isère classée pour le risque incendie de forêtSite isere.gouv.fr page sur les arrêtés préfectoraux du 02 juillet 2007..
Toponymie Le nom de la commune se présente en deux parties avec des origines distinctes : Fontanil Selon André Planck, auteur du livre L'origine du nom des communes du département de l'Isère, cette partie du nom de la ville trouve son origine dans la référence au terme latin Fontus, dieu des sources et fils de Janus. Cornillon Toujours selon cet auteur, la racine indo-européenne Cor désigne un grand rocher qui permet de servir de belvédère et que l'on retrouve notamment dans le nom d'autres communes telles que Corenc, Corps ou CorbelinAndré Planck, "L'origine du nom des communes du département de l'Isère", édition L'atelier, 2006, page 93.
Histoire
Préhistoire Sur le rocher du Cornillon ont été trouvés les restes de deux occupations préhistoriques, une de la fin du Néolithique ( millénaire av. J.-C.) et l'autre de l'âge du Bronze final (/)Aimé Bocquet, Isère pré et protohistorique, Gallia Préhistoire, 1969-1, p. 257 ..
Antiquité vignette|Gravure du monastère Saint-Robert-de-Cornillon dans le livre Monasticon Gallicanum du . Le nom du Fontanil vient de Fontus, dieu des sources et de Janus ce qui semble attester une présence gallo-romaine avant l'instauration du christianisme. Au fil des siècles, Fontus donna le mot latin fontana, la source. Depuis l'Antiquité, l'eau a marqué l'histoire du Fontanil.
Cornillon évoque la racine cor, un rocher d'où la vue s'étend au loin, un belvédère. Sur ce rocher a existé durant tout le Moyen Âge une forteresse.
Moyen Âge Durant l'époque médiévale, Cornillon est chef-lieu de mandement. L'enquête de 1339 précise les familles nobles qui ont une résidence dans le château, de celles qui en sont dépourvues et de celles qui ne résident pas sur le territoire : « nobiles non residentes qui tamen habent domicilia in castris »Élisabeth Sirot, Noble et forte maison - L'habitat seigneurial dans les campagnes médiévales du milieu du au début du , Picard, 2007, , ..
Au , dépendent de ce mandement entre autres les paroisses de Mont-Saint-Martin, Proveysieux, Quaix-en-Chartreuse, Sarcenas et Le Sappey-en-Chartreuse. En son centre s'élève le château de Cornillon, cité avec sa chapelle au , dressé sur le rocher éponyme par Guigues-le-Gras, comte d’Albon. Il protégeait Grenoble contre les attaques savoyardes. La forteresse fut démolie sur ordre d'Henri IV car elle était devenue place protestanteHistoire des communes de l'Isère 1988 Reboul imprimerie..